Sans verser dans une sinistrose déprimante, le trial n’est pas à fête en ce moment même si sa déclinaison à l’ancienne connait un regain d’intérêt et les souscriptions de licences se maintiennent sur le territoire. Mais entre des ventes de motos et d’équipements en berne, des constructeurs exsangues, un championnat du Monde de TrialGP soporifique sur lequel ne s’aligne plus qu’une seule usine et des pilotes à la rue, on en est réduit à se demander si on ne vit pas les derniers temps d’un sport professionnel, et par la même d’une discipline qui cherche encore comment évoluer.
Si le Président de la FFM a déclaré lors de la manche française du Mondial à nos confrères de Trial Club que la discipline se portait bien, chiffres des licences et fréquentation des épreuves vintage et du mini trial à l’appui, force est de constater que tout n’est pas rose quand même quand on parle avec les professionnels. On n’aurait même jamais été aussi mal si l’on échange un peu avec les concessionnaires, les équipementiers, les responsables de clubs, voire les pilotes professionnels. Un petit coup d’oeil aux chiffres de vente de motos neuves suffit à s’en convaincre et à prendre la mesure du malaise. Ainsi, alors qu’en 2014, il se vendait 1583 machines, les ventes n’ont cessé de baisser, hormis pendant le Covid où elles sont remontées au dessus des 1000 unités, pour glisser doucement sous les 700 en 2024. 664 pour être précis. Clairement, ça craint car si le parc de machines ne grossit que faiblement, on peut facilement en déduire que ça roule moins. Donc, qu’il y a moins de pratiquants. Où qu’ils roulent moins souvent…

En tout cas, au sommet de la pyramide, en TrialGP, clairement, le mal est manifeste quand on voit combien la catégorie est désertée par les usines et combien les pilotes sont en voie de précarisation. Cela n’augure rien de bon pour l’avenir, si ce n’est sa dé-professionnalisation et sa lente et irrémédiable agonie. Pas glop. Y’aurait-il des moyens d’espérer un renversement de la tendance ? C’est ce que l’on a tenté de savoir en interrogeant quelques-unes des personnes qui font la discipline en France aujourd’hui. Pilotes, présidents de club, responsable d’école, importateurs, concessionnaires, patron de marque, on leur a tous demandé leur avis, et leurs solutions, pour sauver ce sport qu’on aime tant.
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